RENÉ,
l'aîné porte le même prénom
que son père et son grand-père de
France.
Il est baptisé le 3 avril 1657, à
Château-Richer. «Il passe son enfance
à Ste-Anne-de-Beaupré et à
St-Joachim. Dans sa jeunesse, il est à
l'emploi du Séminaire de Québec;il
a sans doute obtenu cet emploi grâce à
son oncle Jacques Godin, un frère de sa
mère. »
Le 4 novembre 1683, à Ste-Anne-de-Beaupré,
il épouse Marguerite Bouchard, fille de
Claude et de Louise Gagné . « Le
couple se dirige vers Petite-Rivière-St-François
dès 1684, y élève une dizaine
d'enfants et accumule une certaine richesse. On
retrouve les Lavoie de cette branche, au Sud et
à l'Est du Québec. » Marguerite
Bouchard décède à Petite-Rivière,
le 6 avril 1731 et René la suit peu après,
le 8 décembre de la même année.
Depuis plusieurs années, René était
capitaine de milice à Baie-St-Paul.
JEAN,
né en juin 1660, à Ste-Anne-de-Beaupré.«
Il aide son père dans la culture de la
terre et travaille aussi sur les terres du Séminaire.
Il devient domestique de François Bélanger
et de Marie Guyon, au fief Bonsecours de L'Islet.
Il est le chef de la branche de la Rivière-Ouelle
et du Bas du Fleuve. »
G. Lebel.
Le 22 octobre 1688, à Rivière-Ouelle,
il épouse M.-Madeleine Boucher, fille de
Jean-Galleran Boucher et de Marie Leclerc, de
St-Denis-de-la-Bouteillerie.
Il est l'un des héros qui ont contré
l'avance des soldats américains commandés
par Phipps, en 1690. Le curé de Rivière-Ouelle,
M. de Francheville, fit appel à ses paroissiens
pour repousser la première attaque des
Bostonnais car il avait appris que l'envahisseur
pourrait tenter un débarquement à
Rivière-Ouelle. Ce fut un succès
complet et cette défaite infligée
aux Américains fut le prélude du
désastre qui attendait Phipps devant Québec
quelques jours plus tard.
Jean De La Voye fut inhumé au cimetière
de Rivière-Ouelle, entre 1715 et 1717 et
son épouse, Madeleine Boucher, décéda
à l'Hôtel-Dieu de Québec,
le 3 mars 1723. Ils eurent treize enfants, tous
nés et baptisés à Rivière-Ouelle.
ANNE,
née le 17 et baptisée le 19 février
1664, à Château-Richer, par labbé
Thomas Morel, filleule de Jean Boutin dit Larose
et de Jeanne Mercier.
Le 22 novembre 1683, à Ste-Anne-de-Beaupré,
elle épouse Pierre Allard, charpentier,
fils de Pierre et de Mathurine Verdon de Ste-Hermine,
diocèse de Luçon, Poitou. Contrat
de mariage chez le notaire Étienne Jacob,
en date du 20 juin 1683 et inventaire des biens,
le 4 juillet 1690, chez le même notaire.
Anne décéda le 3 août 1686,
à Ste-Anne, deux semaines à peine
après avoir donné naissance à
un fils, Pierre Allard, né le 19 et baptisé
le 20 juillet 1686; m. en mai 1714, à
Hélène Perron, à Baie-St-Paul;
il déccède le 17 avril 1715. Une
petite fille avait précédé
ce fils, Marie Allard, née le 30 et baptisée
le 31 août 1684, à Château-Richer;
à 26 ans, le 13 janv. 1710, elle se marie
à Joseph Brodière (40 ans); elle
décède entre 1713 et 1715.
PIERRE,
né le 3, baptisé le 17 août
1666, par l'abbé Thomas Morel,
à Château- Richer; il est le filleul
de Jean Barette et Charlotte Giguère.
Le
2 mai 1696, à St-François de l'Île
d'Orléans, il unit sa destinée à
Constance Duchesne, fille de Pierre et de Catherine
Rivet. Constance décède avant l'inventaire
de 1715 (chez le notaire Abel Michon, de Berthier),
après lui avoir donné 4 enfants,
baptisés à St-Michel de Bellechasse.
Le 10 fév. 1716, à St-Michel, Pierre
épouse en secondes noces, Madeleine Tourneroche,
veuve de Julien Dumont dit Lafleur. Déjà
mère de 7 enfants Dumont, elle a 3 filles
de ce second mariage, toutes nées à
Berthier et baptisées à St-Vallier.
JACQUES,
est né à Ste-Anne-de-Beaupré,
le 12 et baptisé le 30 sept. 1669, à
Château-Richer.
Le
15 fév. 1706, à Baie-St-Paul, avec
Angélique Garand, fille de Pierre et de
Catherine Labrecque. Angélique est inhumée
le 17 mai 1718, à Baie-St-Paul. Cinq enfants
sont issus de cette union, tous baptisés
à Baie-St-Paul.
Le 7 août 1719, à Charlesbourg, Jacques
épouse Marie Barbot (Barbeau), fille de
François et Marguerite Hédouin et
veuve de Jean Bernard et mère de deux enfants
dont un seul vivant (contrat : notaire Robert
Duparc). Le couple vécut dans Charlevoix
et ajouta sept autres sujets " Lavoie "
à la lignée, tous nés à
Petite-Rivière-St-François et baptisés
à Baie-St-Paul.
C'est Jacques qui commença, vers le milieu
du XVIIe siècle, à retrancher la
particule " de " et à signer
simplement " Lavoye ". Jacques a été
inhumé à Petite-Rivière-St-François,
le 3 janvier 1752.
MARIE-MADELEINE,
née le 1er, baptisée le 21 avril
1672, à Ste-Anne-de-Beaupré, filleule
de son oncle Pierre Fréchet et de Marie
Guyon.
À
l'âge d'à peine 15 ans, le 6 oct.
1687, à Ste-Anne, elle épouse Estienne
Gaudard dit Lapointe, fils de François
et de défunte Louise Leriche. Contrat de
mariage daté du 21 sept. 1687, chez le
notaire Étienne Jacob.
M.-Madeleine
pratiqua parfois le métier de sage-femme.
Elle eut neuf enfants tous nés et baptisés
à Château-Richer.M.-Madeleine décéda
à Château-Richer, le 6 juin 1743
alors que son époux Estienne Gaudard était
décédé depuis le 26 fév.
1724.
BRIGITTE,
née le 24, baptisée le 31 mars 1675,
à Ste-Anne-de-Beaupré, par l'abbé
Thomas Morel, prêtre missionnaire; filleule
de Joseph Guimont et Anne Galet.
Le
3 nov. 1697, elle épouse Charles Routhier,
fils de Jean et de Catherine Méliot de
l'Ancienne Lorette. Contrat de mariage en date
du 3 nov. 1697 chez le notaire Guillaume Roger.
La sépulture de Brigitte eut lieu à
l'Ancienne Lorette, le 10 juillet 1727. Ils eurent
neuf enfants :
JOSEPH,
né le 13, baptisé le 17 janv. 1678,
à Ste-Anne-de-Beaupré, filleul de
son frère René et de Geneviève
Fortin. Le prêtre officiant était
l'abbé Thomas Morel, prêtre missionnaire.
Le
21 nov. 1701, à Ste-Anne, il épouse
M.-Françoise Guimont, fille de Joseph et
de Anne Paré; elle est veuve de Noël
Racine et mère d'une petite fille de moins
de 4 mois. Contrat de mariage daté du 10
nov. 1701, chez le notaire Étienne Jacob.
(Dans l'acte de mariage du PRDH, le nom du père
est Étienne-René Delavoye.)
Françoise
décède le 11 mai 1725 (40 ans),
à St-Joachim après avoir mis au
monde 8 autres enfants dont les 7 premiers sont
baptisés à Ste-Anne-de-Beaupré